Fred Rougé
Cinq questions à Tatoo sur le baseball et le STB
Co-capitaine de l'équipe Elite, Fred interviewé par Jeremy Garrett à la mi-saison 2011 nous offrent ce reportage.
1. Comment tu as commencé à jouer au baseball?
J'ai démarré le baseball à l’age de dix ans, après avoir vu un épisode de Cobra (un manga japonais) où ils jouaient un mélange de baseball et de foot américain ultra violent ! Alors mes parents m’ont inscrit au club de baseball de Nice qui s'appelait a l'époque les Dynamics. J’ai aussi fait comme tout gamin ici du foot, un peu de tennis et de l’athlétisme mais rien de ce que j ai pu faire ne m’a apporté autant de joie que le baseball !!! J’ai eu aussi la chance de connaître le kendo qui est un art martial fantastique dans lequel j’ai pu retrouver certains frissons que me procure le baseball.
2. Quelles étaient tes influences quand tu a appris ce sport?
Quand je suis arrivé à Toulouse j’avais 11 ans, j'ai joué d'abord avec le club de Saint Jean nous ne savions pas vraiment jouer et n'avions pas de modèle mais nous avions du cœur et nous étions passionnés. Puis j’ai rejoint Toulouse à l'âge de 22 ans après une pose de 5 ans entre 17 et 22 ans. C’est à ce moment-là que des gens comme Stéphane Dumont ou Jamel Boutagra m’ont vraiment appris ce que c’était que le baseball, par la suite j’ai eu la chance de partir au Japon faire les camps d'entrainement avec une équipe semi pro et à Los Angeles avec une équipe universitaire pour leur préparation d’hiver. Ces voyages m’ont fait grandir, tant humainement que sportivement. Les personnes que j’ai rencontrées, le niveau que j'ai côtoyé ont beaucoup influencé mon jeu et l’homme que je suis devenu. Finalement jusqu’à la fin je continuerai d'apprendre et je rencontrerai des gens qui me construiront.
3. Quel est ton meilleur souvenir depuis que tu joues au baseball?
Nous étions avec l'équipe de France à Cuba pour faire les championnats du monde, nous avions un jour off et nous sommes allés visiter une plantation de canne à sucre et au milieu de cette plantation il y avait un match de gamin de 10 ans maximum, le catcher jouait pieds nus !!! Et la qualité du match était surprenante pour leur âge, nous nous sommes arrêté voir leur match une petite heure, mais je me souviendrai toujours du plaisir et de l’envie avec laquelle ces enfants jouaient, la joie qu'ils éprouvaient sur le terrain était contagieuse. J’en garde un souvenir très particulier, un pur moment de bonheur !
4. Tu es encore jeune, mais il y a des rumeurs qui disent que tu envisages de prendre ta retraite? Est-ce que c'est vrai?
Oui, je ne sais pas se que sera mon futur professionnel d’ici la fin de la saison, mais j’ai différents projets en route qui nécessiteront peut-être que je parte vivre à la Réunion, et il n’y a pas de baseball là-bas !!! Mais si je devais rester ici alors pourquoi pas une année de plus, qui connait le futur ! Je ne pense pas avoir encore pu rendre tout ce que m’avait offert le baseball, je lui suis tellement redevable, oui je continuerai tant que je le peux.
5. Quels développements as-tu remarqué dans l'évolution du baseball en France depuis que tu joues et qu'est ce que tu prévois pour le futur du baseball en France?
Tout d'abord, l'Europe intéresse enfin la major league donc certains talents sont remarqués et signés, ce qui fait que je vois plus de jeunes rêver d’un avenir pro, mais le niveau du pitching en France régresse, pourquoi je ne saurai le dire mais nous avons vécu un âge d'or il y a dix, quinze ans, mais maintenant ces lanceurs se sont retirés petit à petit et le niveau a baissé. Au niveau des jeunes le travail effectué dans les pôles France a fait éclore de nombreux talents défensifs et offensifs.
Je pense que nous allons vivre encore de belles évolutions grâce au travail de gens comme Gerardo Leroux, Boris Rothermundt, Alex McCardell ou le président de la fédération Didier Séminet qui s'impliquent à 200 % pour que notre sport grandisse et continue d’aller vers le haut. Tant que des gens comme ça continuent leur travail, nous ne pouvons qu'aller vers un avenir meilleur.
Le 13 mai 2011, Jeremy Garrett